En 1968 ou 69 Michèle et moi demeurions à Montréal. Un samedi matin ou nous étions toutes deux en congé de notre travail comme aide- malade à l'hôpital Notre Dame , il semble que l'ennuie de voir notre famille nous pris .
À peine réveillées et réalisant que nous avions encore un peu d'argent en poche nous avons voulu savoir s'il y avait encore des sièges de libres sur le prochain vol pour Rouyn (deux heures plus tard!). Réponses affirmative de l'aéroport .Nous avons en vitesse mis quelques morceaux de linge dans un sac , sauté dans un taxi direction Dorval. Coût du billet stanby Montréal -Rouyn....$30,00 !
Nous avions pensé que nous aurions à faire "du pouce" mais nous avions fait route vers La Sarre avec, je crois bien ,une famille venue chercher un passager.
De notre arrivée surprise chez nous ,ni Michèle ni moi ne nous en souvenons avec exactitude.
J'ai cependant en mémoire une arrivée chez nous alors que tous étaient couchés,nous nous étions faufilées dans la maison sans faire de lumière ,nous nous sommes trouvé une place dans un ou deux lits en "tassant" les petites. C'est là, le matin suivant que les petites nous avaient trouvé et sans nous réveiller elles avaient couru en bas pour annoncer la nouvelle.
Je me souviens de les entendre dire à maman que nous étions coucher en haut et maman de dire "Non non non!!!!!! Quel beau souvenir de lui voir ce visage si heureux de voir ses grandes à la maison.
Ce fut probablement la seule fois ou je fis un voyage spontané et complètement dépourvu de stress. Que j'aimerais retourner à cet état d'esprit à chaque fois que le mot voyage est placé au calendrier !
De penser à toutes les préparations nécessaires aux voyages me donnent toujours le vertige. Laisser la maison propre,le frigo vide,les mauvaises herbes éliminées,la bouffe des chats en réserve,la liste pour la gardienne des chats et des fleurs,celle pour les gardiens du chien, les journaux annulés,les timers installés,les fenêtres verrouillées,préparé le linge "en cas ou" les accessoires électroniques, etc etc etc...
Quand les enfants étaient petits, l'auto étaient toujours pleine à craquer. Maintenant que nous ne sommes que deux, il me semble que ça n'a pas changé beaucoup. Pourquoi fallait-il toujours que j'apporte tant de choses. La maison ayant ,au cours des deux dernières années, passée à une nouvelle étape d'épuration , pour la première fois cet été, le siège arrière était complètement dépourvu de boites. Dans le coffre d'auto ,il y avait encore de l'espace,chose jamais vue . Hourra je m'améliore.
À mesure que la date du voyage approche, le vertige devient anxiété et stress. Je perds le goût de voyager. La phrase "On est si bien chez nous " comme on l'a si souvent entendu de nos parents, me trotte sans cesse dans la tête.
Notre maison, restée à son état "chalet" depuis que nous l'avons achetée, est mon refuge sécuritaire ,mon oasis entouré de verdure, à deux rues du lac . Je n'ai jamais ce besoin d'évasion qu'ont les grands voyageurs. Ce feeling dérange beaucoup les semaines précédant nos voyages.
Il faut cependant que je me rappelle sans cesse que , en un premier temps, cette sensation disparaitra aussitôt en route, et que, surtout, surtout je n'ai jamais regretté aucun de nos voyages passés .
Arrive Ier septembre que nous partions pour la Nouvelle Écosse !
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